
Aujourd’hui, dans le cadre du Ramdam festival, les élèves de 6e ont pu voir l’excellent film d’Olivier Assayas, adapté de l’oeuvre de Giuliano da Empoli, Le mage du Kremlin, Grand prix du roman de l’Académie française en 2022.
Ils ont pu mesurer la manipulation orchestrée par le régime autoritaire russe actuel depuis les années 90 à travers le récit de Baranov, un personnage à thèse (alias Vladislav Sourkov?).
Des images saisissantes au sens métaphorique, notamment celle du « fil de fer », témoignent de la stratégie du chaos mise en place par le cynique conseiller en communication de Vladimir Poutine afin de restaurer le mythe d’une Russie tsariste, une véritable frustration atavique. « La fin justifie les moyens » dans cette société totalitaire (appelée « démocratie souveraine ») qui applique encore une fois à la lettre les prophéties de Zamiatine et Orwell, les deux maîtres du roman dystopique.
L’utopie et son revers étant abordés en cours au travers de séquences sur la liberté, la Renaissance et les Lumières, ce long métrage d’une actualité écrasante tombe bien à propos pour soulever la question de l’exploitation de la cybernétique, des réseaux sociaux à des fins révoltantes.
Les professeurs de français DS