Historique

Au XIXème siècle, en Belgique, l’enseignement est majoritairement dispensé dans des instituts religieux. La municipalité libérale de Tournai souhaite contrer ce quasi monopole. Or, que ce soit à l’Athénée (actuellement l’Athénée Royal Jules Bara) ou à l’Ecole Industrielle, seuls les garçons peuvent suivre les cours d’une institution scolaire organisée par la ville. Dès lors, le 18 juin 1870, le conseil communal de Tournai décrète la création d’un Institut communal des Demoiselles. Les études étant payantes, les élèves appartiennent à la classe aisée.

Le 03 octobre 1870, s’ouvrent une section maternelle et les quatre premières années du niveau primaire. Les bâtiments situés rue des Clairisses, 9 accueillent 33 élèves, trois institutrices et une directrice.

Dans les années 1870, les réseaux libre et officiel, cherchant à se concurrencer, multiplient les créations d’écoles. Dès lors, voulant manifester sa puissance face à l’enseignement libre qui dispose souvent de locaux neufs financés par des notables, le conseil communal de Tournai approuve, le 25 octobre 1879, les plans de nouveaux bâtiments de taille imposante et d’allure prestigieuse dont la construction débutera dès le mois de décembre au 26, rue Royale.

Le 10 août 1881, l’Institut communal des Demoiselles devient Ecole moyenne de l’Etat pour jeunes filles, une des premières dans le pays. En même temps est créé un « cours supérieur » destiné aux jeunes filles qui souhaitent préparer l’examen d’entrée aux Ecoles Normales de Bruxelles ou de Liège.

En février 1917, les bâtiments étant réquisitionnés par l’armée d’occupation allemande, les cours se donnent dans des demeures privées.

En janvier 1919, élèves et professeurs reprennent possession de leurs anciens locaux.

Les bombardements des 16 et 17 mai 1940 détruisent entièrement les bâtiments de la rue Royale. Les élèves de la section maternelle sont hébergés dans des garages voisins, les autres classes sont réparties dans les locaux situés rue du Sondart. Elles y resteront jusqu’en 1967. C’est également en 1940-1941 que disparaît définitivement la mention « Institut des Demoiselles » .

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En 1950, l’école change à nouveau de nom: l’Ecole moyenne de l’Etat devient Lycée royal.

Au début des années 1960, l’Etat rachète, rue du Château, le terrain sur lequel se dressent encore les ruines de ce qui fut, jusqu’en mai 1940, le pensionnat pour jeunes filles de Saint-André. Commence alors la construction d’une première tranche de nouveaux bâtiments destinés à accueillir les classes des niveaux maternel et primaire.

En 1964 commence la construction d’une deuxième tranche destinée à accueillir les élèves de l’enseignement secondaire.

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En 1969, les bâtiments actuels sont inaugurés.

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En 1971-1972, le lycée adopte les techniques de l’enseignement rénové. Alors que la grande majorité des établissements scolaires maintiennent l’enseignement traditionnel avec ses filières rigides, latine d’un côté, moderne de l’autre, les élèves du lycée ont désormais la possibilité de choisir entre des options qui se diversifient au fur et à mesure de la progression dans les années d’étude.

Dans les années 1970 également, suivant la philosophie de l’enseignement rénové, l’école s’ouvre sur le monde en organisant pour les élèves des classes supérieures des voyages d’étude en Pologne, Tchécoslovaquie, Italie, Angleterre, Hollande. En 1976, une équipe du lycée séjourne cinq semaines aux Etats Unis d’Amérique et pendant l’année scolaire 1979-1980 a lieu un échange avec le Québec.

En 1973-1974, la section secondaire du Lycée royal devient mixte.

Enfin, le 20 octobre 1980, le Lycée Royal devient Athénée royal Robert Campin.

En 2020 notre établissement a fêté ses 150 ans d’histoire !